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Appel de textes pour le numéro spécial « Chercheur.e.s émergent.e.s, nouvelle édition »

December 10, 2019

Le monde et la discipline de la littérature canadienne ont changé au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis l’appel de textes du numéro inaugural destiné aux chercheur.e.s émergent.e.s. Une situation d’urgence climatique a été déclarée. Nous avons assisté à une montée des formes d’exclusion et des dangers liés aux nationalismes, et cela à l’échelle globale. Des guerres et des crises humanitaires ont éclaté. Les manifestations de grande ampleur sont devenues la norme des revendications dans l’espace public. La prolifération des violences sexuelles et des formes d’intimidation a été mise en lumière. Les réseaux sociaux ont à la fois contribué à la création de communautés et sont devenus une plateforme privilégiée sur laquelle exprimer des opinions divergentes. Il semblerait que le monde soit constamment en état d’urgence. Ce temps d’urgence nous engage ainsi dans un désir d’écouter des voix émergentes. Les soumissions reçues pour les deux éditions précédentes dédiées aux « Chercheur.e.s émergent.e.s » ont démontré avec dynamisme quel était l’état de la discipline il y a cinq ans. De quelles manières est-ce que les chercheur.e.s qui définissent et définiront la discipline s’engagent-ils/elles, à l’heure actuelle, avec cette dernière ?

Comment est-ce que les chercheur.e.s émergent.e.s engagent-ils/elles actuellement un discours critique au sujet des œuvres romanesques, du théâtre, de la poésie, des œuvres intermédiales, des textes autobiographiques, des essais littéraires ou des adaptations ? Que ce soit par le biais des humanités environnementales, énergétiques, publiques ou médicales, ou encore à travers les théories critiques de la race, les études décoloniales, les études sur la migration et les réfugié.e.s ou les études du genre, voire depuis des approches critiques différentes, de quelle façon est-ce que les jeunes chercheur.e.s contribuent-ils/elles aux recherches les plus actuelles ? Pour quelles raisons étudier aujourd’hui l’histoire de la littérature ou la réception et les contextes historiques de la production culturelle ?

Une fois de plus, nous nous tournons vers des personnes qui sont (relativement) nouvelles dans la discipline afin de faire une place à de nouveaux travaux de recherche en littérature canadienne. Ce numéro contribuera de cette manière à mettre en lumière les travaux des chercheur.e.s émergent.e.s et à offrir une vitrine aux nouvelles avenues de recherche. Nous invitons les étudiant.e.s aux cycles supérieurs, les chercheur.e.s postdoctoraux et celles et ceux qui se considèrent comme chercheur.e.s émergent.e.s (sans limite d’années d’expérience pour cette catégorie) à soumettre des propositions en français ou en anglais sur tous les sujets.

Nous sommes, dès MAINTENANT, à la recherche de soumissions pour ce numéro, alors n’hésitez pas à partager le mot !

Photo par Alex Radelich sur Unsplash

Tous les textes soumis à Canadian Literature doivent être inédits et donc ne pas avoir fait l’objet d’une publication antérieure. Les textes doivent se conformer au protocole éditorial du MLA (MLA Handbook, 8th éd.). Les articles devront comprendre entre 6500-7000 mots incluant les notes de fin et la bibliographie.

Les articles devront être téléchargés sur le portail OJS au plus tard le 31 janvier 2020. Le protocole de soumission est disponible ici : canlit.ca/submissions.

Enfin, toutes les questions à propos de ce numéro spécial peuvent être envoyées directement à canlit.editor@ubc.ca ou à can.lit@ubc.ca.


Un poste de professeur.e en littérature canadienne à UBC : une nouvelle aventure pour Canadian Literature

November 21, 2019

En 2019, la revue Canadian Literature a célébré son 60e anniversaire… et le Département de langue et de littératures anglaises (Department of English Language and Literatures) a récemment annoncé un nouveau poste de professeur.e agrégé.e/titulaire en littérature canadienne. Mais quel lien entre les deux?

Depuis son inauguration, Canadian Literature a toujours eu pour domicile administratif la Faculté des Arts et, à sa barre, un ou une rédacteur.trice en chef dont le département d’affiliation principal était celui d’études anglaises. Comme le mandat de notre redoutable rédactrice en chef actuelle, Laura Moss, arrive à sa fin, ce n’est pas une mince affaire de trouver la personne qui prendra la relève! De plus, au cours des prochaines années, la revue devra adopter quelques changements pour mieux refléter notre société contemporaine, où le libre accès à l’information est de plus en plus de mise. Ainsi, entre autres, Canadian Literature devra adopter un format en libre accès afin de se conformer aux règlements de financement du CRSH au cours des 3 prochaines années. Outre les tâches éditoriales habituelles — et n’oublions pas tout le travail qui se passe dans les coulisses — le nouveau ou la nouvelle rédacteur.trice en chef devra diriger la revue tout au long de cette transition, et collaborer avec le reste de l’équipe éditoriale afin d’explorer les nouvelles opportunités de diffusion qui s’offrent à nous. Pour reprendre les mots de Bilbo Baggins, « nous partons à l’aventure! »

Restez donc à l’affût, en visitant notre site web, des développements à venir… et, en attendant, pourquoi ne pas contribuer à notre prochain numéro spécial « Emerging Scholars, Redux » ? Les choses ne changent bien évidemment pas seulement à Canadian Literature… nous assistons actuellement à de grands bouleversements, à l’échelle mondiale, qui affectent notre société, nos idéologies, nos vies. Comment les concilier avec les littératures et les arts? Comment nos recherches contribuent-elles à envisager, à créer un meilleur futur, une société plus juste?

—Sarah Henzi, rédactrice adjointe


Appel à contributions francophones

November 29, 2018

Chères lectrices, chers lecteurs de la revue Canadian Literature,

Vous le savez déjà, la revue Canadian Literature est une revue trimestrielle avec comité de lecture qui publie des articles en anglais et en français sur les littératures canadiennes. Depuis presque 60 ans, la reconnaissance de Canadian Literature n’a cessé de croître et lui vaut aujourd’hui de figurer au premier rang des publications dans sa discipline. Son engagement à l’égard des lettres se traduit par la publication de comptes rendus d’ouvrages critiques et d’œuvres de création, de poèmes, d’essais, de textes d’archives et d’entrevues d’auteurs. Récemment, nous avons reçu beaucoup plus de soumissions en anglais qu’en français, et je me permets ce petit mot pour souligner notre enthousiasme à recevoir des contributions écrites en français. Nous recherchons aussi des personnes intéressées à écrire des comptes rendus, car nous avons une belle bibliothèque de livres qui n’attendent que d’être recensés — ceux-ci incluent des romans, de la poésie, du théâtre, mais aussi des essais politiques, historiques, et même des livres pour enfants! Bien sûr, si vous avez en tête des titres que vous aimeriez suggérer, en littérature canadienne, québécoise, autochtone, acadienne, etc., nous accueillons avec grand plaisir de telles suggestions. Enfin, les fêtes approchent, quel plus beau cadeau qu’un abonnement à Canadian Literature? Ceux et celles qui aiment la littérature en seront ravis.

De la part de nous tous, ici, à Canadian Literature, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et au plaisir de vous lire en 2019, l’année de notre 60è anniversaire!

—Sarah Henzi, rédactrice adjointe


« Refaire surface » : Une conférence dévouée aux écrivaines canadiennes des années 1970 au Nouveau-Brunswick

April 12, 2018

Sheila Butler
Three Swimmers
Sketching and linocut on paper
Collection of the Owens Art Gallery, Mount Allison University

Du 26 au 28 avril prochain, se déroulera, à l’Université Mount Allison à Sackville et à l’Université de Moncton, une conférence intitulée « Refaire surface : écrivaines canadiennes des années 1970 ». Tel qu’indiqué par le comité organisateur, « ce colloque découle de l’idée selon laquelle les auteures canadiennes – anglophones et francophones – de la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980 sont en voie d’être redécouvertes ou recontextualisées par la critique littéraire universitaire. Cette période a été fondamentale pour le mouvement féministe ainsi que pour le paysage littéraire à travers le Canada. » De fait, au programme, des communications qui se penchent sur les écrits de femmes canadiennes, québécoises, autochtones, migrantes, anglophones et francophones (entre autres) dévoilent la richesse intellectuelle émanant de ces décennies et, surtout, de l’intérêt de la part des chercheur.e.s contemporain.e.s de revisiter, récupérer, et réactualiser certaines de ces approches critiques. Outre les communications, la conférence accueillera, dans le cadre de tables rondes plénières, des invitées de renommée, dont Marie Carrière, Louise Forsyth, Kathy Garay, Carole Gerson, Sherrill Grace, Karen Gould, Mary Jean Green, Linda Hutcheon, Smaro Kamboureli, Jane Koustas, Lucie Lequin, Jane Moss, Arun Mukherjee, Joseph Pivato, Lori Saint-Martin, Patricia Smart, Conny Steenman Marcusse, Aritha Van Herk. En passant par le théâtre des femmes, la censure d’écrits polémiques, les rencontres du Grand Roman de 1978 ou de Writing Thru Race en 1990, aux presses comme Anansi ou Theytus, et aux droits politiques liées à la publication et à l’édition, le programme promet un large éventail de réflexions autour des institutions, des approches intersectionnelles et de la revitalisation d’œuvres parfois délaissées, et comment celles-ci influencent et informent les processus de recherche, d’écriture et de création de la génération d’aujourd’hui.

Pour tout complément d’information, voir : https://www.mta.ca/resurfacing2018/

 

 


Littératures autochtones et traduction

September 12, 2017

Un nouveau souffle vient agrémenter les corpus anglophones et francophones de la littérature autochtone — et ce grâce à la traduction. Depuis quelques années, notons plusieurs traductions d’œuvres d’écrivains autochtones anglophones maintenant disponibles en français, publiées chez Mémoire d’encrier et Hannenorak. Notons, par exemple : La guerre des fleurs de Domingo Cisneros, Nous sommes les rêveurs de Rita Joe, Ballades d’amour du North End de Katherena Vermette, La force de marcher de Wab Kinew et Paix, pouvoir et droiture de Gerald Taiaiake Alfred. De façon similaire, la maison d’édition Mawenzi a publié, en traduction anglaise, le premier recueil de Joséphine Bacon, Message Sticks, et deux recueils de Natasha Kanapé Fontaine, Do Not Enter My Soul in Your Shoes et Assi Manifesto; Arsenal Pulp Press, Kuessipan de Naomi Fontaine; et, tout récemment, Winter Child de Virginia Pésémapéo Bordeleau, par Freehand Books. Mentionnons aussi des recueils bilingues Languages of Our Land/Langues de notre Terre (Banff Press) ou Terres de Trickster/Lands of Trickster (Possibles Éditions). Ainsi, un nouveau dialogue au-delà des frontières linguistiques s’établit enfin, et les intéressés de la littérature autochtone ont accès à un véritable corpus transnational.