Isabelle Kirouac Massicotte, ACQL Barbara Godard Prize Recipient (2014)

« De la colonisation à la prospection minière : la question de la frontier dans “Le rêve d’un géant” de Jeanne-Mance Delisle »

Dans le sens que lui donne Frederick Jackson Turner à la fin du XIXe siècle, la frontier est ce qui distingue les civilisations européennes et américaines, alors qu’elle est emblématique de l’environnement unique au Nouveau Monde, une « area of free land » marquée par un « ever-advancing frontier of settlement » (Turner 1, vii). Plus près de nous, Christian Morissonneau avance l’idée selon laquelle « le Nord est la Frontière québécoise » (105); il précise qu’au « Québec, notre Ouest c’est le Nord. Et le “Go West, young man!” se traduisait par “En avant vers le Nord, c’est là qu’est le salut!” » (106). Les imaginaires du Nord et de la frontier sont effectivement liés dans le contexte qui m’intéresse, celui de la littérature abitibienne. Cette parenté est prégnante dans la nouvelle « Le rêve d’un géant[1] » issue du recueil Et l’or tomba dans le quartz du Nord de Jeanne-Mance Delisle, auteure connue pour ses pièces primées Un « reel » ben beau, ben triste et Un oiseau vivant dans la gueule. Dans cette communication, je tenterai de montrer en quoi le Nord est bien la frontier québécoise dans le contexte minier des débuts de l’Abitibi; je me pencherai d’abord sur la double quête de Cham, à la fois missionnaire-colonisateur et prospecteur, et puis je traiterai du nouvel appel que reçoit le personnage, qui marque la primauté de la quête de l’or sur celle des âmes. Pour mener à bien cette analyse, je m’inspirerai des axes nordiques de la colonisation et de l’aventurier, développés par Daniel Chartier.

La double quête de Cham : rapprochements et tensions entre colonisation et aventure

D’emblée dans sa nouvelle, Delisle représente l’axe nordique de la colonisation, qui, selon Chartier,

détermine ce qu’on peut appeler le « Nord historique », c’est-à-dire des régions à l’intérieur du territoire national qui ont été définies, dans l’histoire, comme nordiques, mais qui ne le sont plus aujourd’hui : on pense . . . à l’Abitibi et au Témiscamingue. Ces régions . . . trouvent leur nordicité moins dans leur situation géographique que dans leurs caractéristiques de forêts vierges à conquérir par l’abattage, la colonisation et l’établissement systématique de paroisses. (« Présentation » 14-15)

C’est cette dernière caractéristique, la création de paroisses, qui est mise de l’avant dans les premières phrases de l’œuvre, qui décrivent le protagoniste nommé Cham : « La congrégation des Oblats l’envoya missionnaire colonisateur dans le nord du pays. Il s’engagea à bride abattue dans l’œuvre de colonisation et d’évangélisation des âmes indigènes, perdues dans les ténèbres inexplorées du Nord » (OR 73-74). Cette mission du personnage témoigne de la conquête du Nord et illustre aussi l’idée, avancée dans la nouvelle, du « Nord . . . comme refuge des pécheurs et des inadaptés » (OR 112), qui seront conquis ainsi que leur territoire.

Néanmoins, cette première quête est rapidement doublée d’un nouvel objectif, comme nous pouvons le constater dans cet extrait qui relate un rêve de Cham : « Et, dans le fracas des vagues battant les rochers escarpés des côtes, la voix murmurait à son oreille, intense et cristalline : “l’or est au septentrion!” » (OR 75). La mission d’évangélisation et la quête de l’or sont très tôt liées dans la nouvelle, puisqu’elles découlent toutes deux d’une sorte d’appel de Dieu; aussi, la colonisation et le précieux métal jaune sont rapprochés par leur appartenance mutuelle à l’imaginaire nordique dans la logique du récit. Il existe d’entrée de jeu une tension au sein de cette double quête, parce que Delisle écrit que « cet appel, du fond de la nuit de ses rêves, effrayait le prêtre et le chrétien. Et si c’était une tentation du Superbe pour l’éprouver et qu’il se détournât de sa vraie route? » (OR 77). Il y a donc un écart entre la mission colonisatrice et l’exploration minière, cette dernière étant possiblement suspecte pour un homme de religion qui se méfie de potentielles idoles, des mirages que peut occasionner la recherche de l’or. Ce minerai est d’ailleurs l’un des emblèmes les plus fuyants de la frontier, il n’y a qu’à penser à l’Eldorado, je cite Turner, « in California, where the gold discoveries had sent a sudden tide of adventurous miners » (8). La ruée vers l’or, l’un des archétypes de l’imaginaire des Amériques, « peut toujours apparaître comme une blessure et une trahison : une promesse non tenue » (Chevalier et Gheerbrant 205), selon Pierre Nepveu. Les pendants euphorique et dysphorique du métal sont également actualisés dans le texte de Delisle, où sa symbolique est double :

[Cham] s’était émerveillé devant les églises ornées d’or, de ce précieux métal, symbole de l’absolue perfection de Dieu. . . . L’or pouvait aussi être maudit, lorsque celui qui le possédait subissait son envoûtement, croyant alors avoir atteint l’ultime ressemblance avec le Très-Haut. (OR 77)

D’après le Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, l’or a effectivement une connotation religieuse, car il est « à la base du rituel chrétien. L’or de la croix sur la chasuble du prêtre, l’or du ciboire, le jaune de la vie éternelle, de la foi » (535). Mais son envers est redoutable, le fait de le posséder peut entraîner ce que Gaston Bachelard appelle la « rêverie de la volonté de puissance » (18), obtenue à partir du rêve et du travail des matières dures comme le minerai, mais poussée à l’extrême, jusqu’à s’y perdre, par un manque de prudence et d’humilité. Le précieux métal est ainsi marqué par la même ambiguïté que la frontier, celle définie par Nepveu à partir des « excès d’euphorie et, à l’inverse, [de la catastrophe] » (165).

Malgré l’ambiguïté de l’or, la prospection demeure une sorte de quête divine, tandis que Cham se demande si

« [l]’or est au septentrion » signifiait . . . qu’à sa mission de chercheur d’âmes il adjoignît celle de chercheur d’or? Qu’il fouillât de surcroît les mystères de la terre? Le songe du chercheur d’or envahissant le pays comme une marée était-il aussi précieux que le songe du missionnaire en quête de « l’Innocent » en terres profondes? (OR 76)

Cet extrait donne à lire un parallèle entre la recherche de l’or et celle des âmes et crée une certaine équivalence entre la conquête de la terre et celle des gens. La conquête est ainsi l’idée commune à la mission et à la prospection, ce qui est illustré dans ces propos du personnage principal, adressés à Dieu : « “Je vaincrai l’or et je bâtirai tes cités!” » (OR 78). La quête de l’or est encore rapprochée à la mission d’évangélisation catholique dans cette référence au Nouveau Testament :

« Dieu se cherche un territoire pour y habiter! » Ce chapelet de croix, le long de ces eaux turbulentes, troublait sa réflexion, lui rappelant les paroles de saint Marc : « . . . Si quelqu’un veut suivre mon chemin, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. » (OR 76)

Le chemin parcouru par le missionnaire ou encore le chercheur d’or implique ainsi un certain oubli de soi, une ascèse, pour qu’une régénération, concept en lien avec la conquête du Nord, puisse advenir. Comme l’indique Christian Morissonneau, « [o]n se régénère par le travail en respectant la malédiction divine, et le travail le plus régénérateur parce que le plus sain, le plus près de la nature, œuvre de Dieu, c’est le travail de la terre » (124). Ainsi, la régénération est surtout apparentée à un univers sédentaire, où, selon Rachel Bouvet, « [l]’espace est . . . conçu comme une surface à occuper, à habiter, à remplir d’une présence humaine, à aménager dans le but d’y construire, bref comme un lieu » (88). Même si le missionnaire connaît plusieurs déplacements tout au long de sa quête, il me semble qu’il se rapproche surtout de la sédentarité, puisque son but premier est de fonder des paroisses et d’évangéliser les autochtones.

Or on ne peut pas en dire autant de la figure du prospecteur, qui est davantage marquée par l’errance, d’après Bouvet « un parcours qui se définit avant tout par la rupture, avec un groupe ou un lieu, par l’absence d’itinéraire fixe, par le caractère imprévisible du trajet, fluctuant au gré des objets rencontrés en cours de route » (90). Dans son œuvre, Jeanne-Mance Delisle décrit en effet le prospecteur comme un errant, un « aventurier de l’or à l’instinct erratique », un « prédateur du minerai », un « chercheur d’or . . . solitaire comme un âne indompté » (OR 77). Le chercheur d’or est confronté au mythe du Désert du Nord tel qu’il est développé par Morissonneau, c’est-à-dire « dans sa signification relative à [l’humain]; pas un espace où la vie est absente ou rare mais où [l’individu] ne s’arrête pas . . . , ne se sédentarise pas, pour des raisons qui peuvent être aussi bien climatiques que pédologiques ou culturelles » (60). Dans leur opposition, l’errance inhérente à l’exploration minière et la sédentarité associée à la mission de colonisation évoquent ce que nomme Morissonneau la « “tension fondamentale” de l’histoire québécoise » (3). Cette tension entre errance et sédentarité est aussi valable en ce qui concerne la frontier, parce qu’elle suggère la conquête du territoire et le fait de s’y installer, du moins temporairement, tout à la fois qu’elle implique un repoussement perpétuel des limites géographiques. Il en va de même avec l’imaginaire du Nord qui, bien qu’il comporte un axe de la colonisation, est aussi composé de ce que définit Daniel Chartier comme son « reflet opposé . . . celui de l’aventurier, du coureur des bois et de l’explorateur . . . [, en relation avec] le prophétique “Nord-Ouest”, soit le chemin des découvreurs » (« Présentation » 15). La définition du territoire nordique imaginaire est proche de celle de la frontier, car elle se compose, je cite Chartier, « d’une série de lieux fuyants qui font en sorte que la quête apparaît toujours de plus en plus lointaine et difficile » (« Vers » 137).

Activation de la frontier : la quête de l’or avant celle des âmes

Toutefois, cette oscillation entre sédentarité et errance s’amenuise avec la progression du récit, alors que la quête de l’or prend toute la place et devient nécessaire à la mission de colonisation. Un nouvel appel, qui fait écho à celui reçu en rêve dans les premières pages, constitue un nœud dans le déroulement de la nouvelle. L’auteure écrit que Cham « s’engagea dans les mines. Et c’est là, dans les sueurs de la roche noire, aux profondeurs souterraines, que l’appel sonore se fit de nouveau entendre comme une hallucination percutant les murailles » (OR 116). Cette fois, l’appel survient lorsque le personnage travaille dans la mine, et non pas en songe. La magie du monde du Dessous opère et laisse présager une plus grande importance de la recherche de l’or, ce qui suggère une prédominance de la figure du prospecteur sur celle du missionnaire-colonisateur. Ainsi, on apprend plus tard dans la nouvelle que le protagoniste « quitta ces parages et s’en alla prospecter ailleurs. L’or était devenu l’absolu qu’il devait atteindre pour bâtir l’œuvre de Dieu et mourir dans Sa grâce. Il voulait l’or. Plus que jamais » (OR 118). La prospection devient la condition sine qua non de la mission, la découverte du métal s’avérant incontournable à la construction de la cité de Dieu.

Ce glissement dans la quête principale, qui s’opère du missionnaire au chercheur d’or, active certains traits de la frontier qui ne sont pas apparentés au réseau sémantique de la colonisation, notamment la folie. Selon Pierre Nepveu, « la frontière communique avec la déraison, en tant que lieu de passage et de circulation » (Lectures 97). À cet égard, l’or est emblématique de la frontier, alors que dans l’œuvre, il « apparaissait d’une si soudaine et magique beauté [que Cham] resta pâle et sans voix pendant un long moment, s’employant à retrouver ses esprits » (OR 88-89). L’extrait fait écho à la double symbolique de l’or que j’ai explicitée précédemment, à savoir l’émerveillement qu’il suscite ainsi que son aspect envoûtant et maudit : il s’agit donc d’un indice laissé dans le texte pour annoncer la fatalité qui attend le personnage s’il manque de prudence. Ce passage, qui donne à lire la vue du minerai comme une sorte d’illumination, préfigure la folie qui s’emparera progressivement du protagoniste. Il est « [p]ris [de] frisson[s] intérieur[s], attiré irrésistiblement . . . [et] effrayé » (OR 89-90) par l’or; sa quête devient ainsi une obsession, comme l’indique Delisle, il se met « [à] chercher l’or comme on se cherche des puces : frénétiquement, avec rage et ténacité » (OR 117). La folie, en tant qu’état-limite, est évocatrice du « rapport aux limites . . . [que Nepveu décrit comme étant] activ[é] avec un peu plus d’intensité [dans le contexte de la frontier] » (Intérieurs 196). Mais la déraison n’est pas exclusive à l’imaginaire de la frontier, Chartier mentionne que « le Nord apparaît aussi comme un lieu de grande désolation qui conduit . . . à une épreuve intérieure qui mène parfois à la folie » (« Présentation » 25).

En outre, le chercheur d’or est également menacé d’un danger de mort, comme l’indiquent ces paroles de Nagaëmo Beesum, un personnage autochtone dans l’œuvre : « Un trésor! Une fortune! . . . C’est ce qui a fait mourir mon grand-père » (OR 89). C’est un avertissement de la fatalité qui guette celui ou celle qui voudra s’emparer de l’or, puisque ce métal doit rester où il est, on ne doit ni l’échanger, ni le vendre, selon la logique du récit : « Le grand-père de mon grand-père a trouvé cet or. . . . Un jour, il a voulu l’échanger contre des armes pour faire la guerre à ses ennemis, et contre des vivres pour survivre au froid et à la faim. Mais il est mort, transpercé de flèches » (OR 90). On apprend quelques phrases plus loin que l’arrière-grand-père du personnage a lui aussi tenté de prendre possession de l’or et a connu le même sort, mortellement blessé par les flèches qu’il a reçues; de génération en génération, l’être humain subit la même attraction vers le minerai jusqu’à en perdre la vie. Là où il y a de l’or, il y a de la guerre, de la violence. Il s’agit de l’un des traits de la frontier, qui, selon María Fernanda Arentsen, « s’est couvert[e] du sang de milliers de morts » (41). Mais le danger de mort n’est pas exclusif à l’imaginaire de la frontier, car, aux dires de Gérard Fabre, « [t]oujours, le Nord donne prise au fatal, au destin et à la mort. C’est pourquoi il se prête si bien aux expériences limites » (52).

En outre, il est évocateur que la nouvelle de Jeanne-Mance Delisle présente des personnages autochtones dans la position du chercheur d’or, ce qui les apparente à l’axe nordique de l’aventurier, rôle de conquérant qui est plus souvent qu’autrement associé aux hommes blancs. Les Amérindiens et les Amérindiennes, qui sont doublement victimes d’une frontier nordique, soit par l’imposition de la foi catholique et la perte du territoire — ils et elles sont effectivement les premiers expropriés de l’industrie minière — sont plutôt représentés comme n’étant pas à l’abri du désir de pouvoir et de conquête. Nagaëmo Beesum apparaît cependant comme un personnage qui possède une certaine maîtrise de la frontier, tandis qu’il a appris de l’imprudence de ses ancêtres et met Cham en garde contre les dangers de la fièvre de l’or. Il s’agit donc d’une représentation plutôt atypique de la frontier, alors qu’un autochtone n’est pas dépeint par l’écrivaine comme un simple dépossédé, qui serait conquis en parfaite adéquation avec le territoire de l’axe nordique de la colonisation. Le personnage de Cham, qui est un homme blanc, ne tient pas compte des conseils de Nagaëmo Beesum et poursuit sa quête insensée de l’or; bien que celle-ci ne le mène pas à un destin funeste, il est confronté à une importante désillusion, comme en témoigne cet extrait : « Par une cruelle ironie du sort, vœu de Dieu ou infortuné destin, il ne fit qu’effleurer, dans la zone faillée de Porcupine-Destor, la veine porteuse de la fabuleuse découverte de la Hollinger, qui devait être exploitée pendant soixante-dix ans » (OR 122). La déception est d’autant plus forte qu’il prospectait à côté de la chance, alors que la Faille Porcupine-Destor est un important gisement aurifère qui attire encore de nos jours bon nombre de chercheurs d’or. L’aspect fuyant de l’or — et de la frontier — a raison du protagoniste, qui vit un double échec : celui de la prospection et celui de la colonisation, puisque la découverte du métal jaune était nécessaire à la mission.

À la lumière de mon analyse, force est de constater que dans le contexte de la nouvelle « Le rêve d’un géant » de Jeanne-Mance Delisle, le Nord semble véritablement être la frontier québécoise. À partir de l’étude des axes nordiques de la colonisation et de l’aventurier, les imaginaires du Nord et de la frontier sont tous deux connotés par l’idée de la conquête du territoire et de ses habitants et ses habitantes, ce qui comprend entre autres l’exploration et l’exploitation minières. Ces imaginaires comportent une tension entre sédentarité et errance ainsi qu’un « territoire » aux limites fuyantes, ce qui donne lieu à des expériences limites, comme la folie et la mort. Néanmoins, deux axes nordiques proposés par Chartier, dont la portée est limitée dans l’œuvre de l’écrivaine abitibienne, soit celui de l’hivernité, défini par « les épreuves du temps et du climat [qui] finissent par déranger la trame narrative » (« Présentation » 18) et celui du « Nord esthétique », « un univers de froid, de pureté, de glace, de mort, d’éternité, d’alternance de lumière, et de noirceur et de blancheur » (« Présentation » 19), mobilisent des problématiques qui ne relèvent pas nécessairement de la frontier. L’adéquation entre ces imaginaires n’est donc pas exacte, la notion de frontier peut être enrichie d’une couleur nordique dans certaines œuvres littéraires québécoises. Le Nord comme frontier québécoise est bien illustré par la figure du prospecteur élaborée par Delisle, qui pourrait ainsi être ajoutée à ce que Morissonneau appelle le « panthéon des héros anonymes . . . que seul un pays neuf pouvait engendrer » (55), qui comprend plus traditionnellement le coureur des bois, le bûcheron et le draveur.

Notes

[1] Désormais, les références à cet ouvrage seront indiquées par le sigle OR, suivi du folio, et placées entre parenthèses dans le texte.

Ouvrages Cité

  • Arentsen, María Fernanda. « Discours autour des frontières, histoires des cicatrices. » Thèse de doctorat. Ottawa : Université d’Ottawa, 2007. Imprimé.
  • Bachelard, Gaston. La Terre et Les Rêveries de la volonté. Paris : José Corti, 1948. Imprimé.
  • Bouvet, Rachel. Pages de sable : essai sur l’imaginaire du désert. Montréal : XYZ, 2006. Imprimé.
  • Chartier, Daniel. « Présentation. » Problématiques de l’imaginaire du Nord en littérature, cinéma et arts visuels. Dir. Joë Bouchard, Chartier et Amélie Nadeau. Montréal : Université du Québec à Montréal et Centre de recherche Figura sur le texte et l’imaginaire, 2004. 9-25. Imprimé.
  • —. « Vers l’immensité du Grand Nord. Directions, parcours et déroutements dans les récits nordiques. » Nomades, voyageurs, explorateurs, déambulateurs : les modalités du parcours dans la littérature. Dir. Rachel Bouvet, André Carpentier et Chartier. Paris : L’Harmattan, 2006. 131-142. Imprimé.
  • Chevalier, Jean, et Alain Gheerbrant. Dictionnaire des symboles. Paris : Robert Laffont/Jupiter, 1982. Imprimé.
  • Delisle, Jeanne-Mance. « Le rêve d’un géant. » Et l’or tomba dans le quartz du Nord. Dir. Delisle. Montréal : La Pleine Lune, 2002. 69-122. Imprimé.
  • Fabre, Gérard. « Maurice Constantin-Weyer et Bernard Clavel. Une image rémanente du Grand Nord canadien dans la littérature française. » Le(s) Nord(s) imaginaire(s). Dir. Daniel Chartier. Montréal : Imaginaire/Nord, 2008. 37-54. Imprimé.
  • Morissonneau, Christian. La Terre promise : le mythe du Nord québécois. Montréal : Hurtubise, 1978. Imprimé.
  • Nepveu, Pierre. Intérieurs du Nouveau Monde. Montréal : Boréal, 1998. Imprimé.
  • —. Lectures des lieux. Montréal : Boréal, 2004. Imprimé.
  • Turner, Frederick Jackson. The Frontier in American History. New York: Holt, Rinehart, and Winston, 1962. Imprimé.