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Appel de textes pour le numéro spécial « Pandémies »

May 20, 2020

Le 11 mars 2020, l’OMS a officiellement déclaré l’état de pandémie mondiale face à l’épidémie de la COVID-19. Comme plusieurs autres pays à travers le monde, le Canada a ainsi fermé ses écoles, ses frontières, ses entreprises et autres installations, en plus d’avoir mis en œuvre des mesures comme la distanciation sociale et l’interdiction de rassemblements afin de ralentir la propagation du coronavirus, puis préparer les hôpitaux et autres établissements de soin en leur procurant des quantités suffisantes d’équipements de protection individuelle. Entre autres choses, la pandémie a mis en relief les défis que représente le maintien de l’équilibre entre le bien-être physique et mental des individus et des communautés, puis les besoins économiques des personnes, des familles et des entreprises. Durant cette période, la majeure partie du travail qui consiste à prendre soin des malades, des aîné.e.s et des populations vulnérables, à offrir les services essentiels dans les épiceries et les usines de production de viande, à travailler aux champs, ou à assurer la livraison de la nourriture, a été effectuée par des travailleuses et des travailleurs très souvent mal payés, des personnes racisées, migrantes et/ou ayant un statut précaire. Et alors même que nous entrevoyons l’avenir, les gouvernements et les représentants de la santé publique nous avertissent qu’une deuxième vague du virus pourrait survenir dès lors qu’aucun vaccin n’a encore été développé. Dans ce contexte, la pandémie a radicalement changé nos rapports sociaux et politiques ; par exemple, puisque nous évitons les contacts physiques avec les personnes à l’extérieur de notre cercle restreint, nous comptons désormais, et ce quotidiennement, sur les nouvelles formes de technologie pour maintenir nos relations personnelles et professionnelles.

Photo de Laura Moss, Vancouver BC, avril 2020

Depuis quelques mois, notre vocabulaire collectif s’est modifié au contact des discours des autorités publiques qui soulignent que nous sommes actuellement dans une « situation incertaine et sans précédent », et que nous devons nous ajuster à cette « nouvelle normalité ». Mais qu’est-ce que de tels propos veulent dire au juste ? Quel est le rôle de la littérature, ou des récits, dans notre manière de négocier avec les complexités de la situation actuelle ? Quels sont les précédents historiques vers lesquels nous pouvons nous tourner ? Que l’on pense à la pièce Unity (1918) de Kevin Kerr, à des romans comme Station Eleven d’Emily St John Mandel et The Tiger Flu de Larissa Lai, à des films comme Last Night de Don McKellars, Pontypool de Tony Burgess et Blood Quantum de Jeff Barnaby, force est de constater que les thèmes de la pandémie, de la contagion, et de la mise en quarantaine ne sont pas nouveaux dans la culture canadienne. Ainsi, comment les productions littéraires et culturelles canadiennes peuvent-elles nous aider à mieux comprendre ce moment historique, ses réalités changeantes, et nous permettre de changer les imaginaires nationaux et globaux ? Est-il possible de produire un historique de la crise actuelle en se tournant, par exemple, vers des discours antérieurs qui ont abordé la maladie, les épidémies et la manière dont les corps, racisés et autochtones, ont été disciplinés sous ce couvert ? Quels nouveaux savoirs globaux peuvent être générés en comparant comment le Canada et d’autres nations ont répondu à la crise ? Comment est-ce que la pandémie actuelle met-elle de l’avant la précarité de la vie académique dans le domaine des sciences humaines et au-delà ? De quelles manières, par le passé, les écrivain.e.s et les artistes ont-ils configuré les pandémies ? Puis, qu’en est-il des productions contemporaines ?

Ce numéro spécial invite des réflexions critiques au sujet des pandémies et des productions canadiennes, ce qui inclut la littérature de même qu’une pluralité d’expressions culturelles. Nous sommes particulièrement intéressés par des contributions qui offrent de nouvelles formes de critique culturelle et qui réfléchissent à la logique culturelle des pandémies. Les textes peuvent aborder les sujets et les thèmes suivants, sans toutefois s’y restreindre :

  • La contagion, la maladie, les épidémies
  • Le problème des frontières
  • La restriction des migrations et des mouvements transnationaux
  • La montée des nationalismes et le retour du protectionnisme
  • L’économie globale et la prospérité d’après-guerre
  • Les formes de vulnérabilité en fonction de l’âge, du genre, de la sexualité, de la classe sociale, de la race, de la précarité des travailleuses et des travailleurs
  • Les imaginaires dystopiques
  • Repenser l’espace et les relations spatiales
  • Les dimensions affectives liées au confinement en temps de pandémie
  • La pluralité des temporalités : la temporalité de la COVID-19, l’état d’urgence, la peur du futur, la nostalgie du temps d’avant la pandémie, l’absence de repères temporels pendant le confinement
  • Le racisme dirigé contre certains groupes et la montée de la violence anti-asiatique
  • Les nouvelles formes de créativité et les attentes en termes de productivité
  • Repenser la pédagogie pour l’enseignement en ligne
  • La justice sociale en temps de pandémie
  • La santé publique, la surveillance, les technologies et les enquêtes épidémiologiques/la recherche de cas et de contacts
  • La narration médicale, la rhétorique en santé, en médecine et dans les humanités médicales

Toutes les contributions soumises à Canadian Literature doivent être originales et inédites. Les articles doivent se conformer aux normes bibliographiques du MLA (MLA Handbook, 8e édition). Les textes doivent contenir entre 6500 et 7000 mots, en incluant les notes de fin et la bibliographie.

La revue est consciente que les défis et les précarités engendrés par la situation actuelle touchent la communauté entourant Canadian Literature. Aussi, nous sommes ouverts à des soumissions qui sortent de la forme conventionnelle des articles de recherche, et en particulier à des projets de collaboration. N’hésitez pas à contacter la nouvelle directrice de la revue, qui entre en poste le 1er Juillet, Christine Kim (canlit.editor@ubc.ca), si vous souhaitez discuter de vos propositions avant la date de tombée des articles.

Les soumissions doivent être téléchargées sur le portail OJS au plus tard le 31 août 2020. Le guide des soumissions est disponible ici : canlit.ca/submissions.

Enfin, toutes les questions d’ordre général au sujet de ce numéro peuvent être envoyées directement à can.lit@ubc.ca.


Appel de textes pour le numéro spécial « Chercheur.e.s émergent.e.s, nouvelle édition »

December 10, 2019

Le monde et la discipline de la littérature canadienne ont changé au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis l’appel de textes du numéro inaugural destiné aux chercheur.e.s émergent.e.s. Une situation d’urgence climatique a été déclarée. Nous avons assisté à une montée des formes d’exclusion et des dangers liés aux nationalismes, et cela à l’échelle globale. Des guerres et des crises humanitaires ont éclaté. Les manifestations de grande ampleur sont devenues la norme des revendications dans l’espace public. La prolifération des violences sexuelles et des formes d’intimidation a été mise en lumière. Les réseaux sociaux ont à la fois contribué à la création de communautés et sont devenus une plateforme privilégiée sur laquelle exprimer des opinions divergentes. Il semblerait que le monde soit constamment en état d’urgence. Ce temps d’urgence nous engage ainsi dans un désir d’écouter des voix émergentes. Les soumissions reçues pour les deux éditions précédentes dédiées aux « Chercheur.e.s émergent.e.s » ont démontré avec dynamisme quel était l’état de la discipline il y a cinq ans. De quelles manières est-ce que les chercheur.e.s qui définissent et définiront la discipline s’engagent-ils/elles, à l’heure actuelle, avec cette dernière ?

Comment est-ce que les chercheur.e.s émergent.e.s engagent-ils/elles actuellement un discours critique au sujet des œuvres romanesques, du théâtre, de la poésie, des œuvres intermédiales, des textes autobiographiques, des essais littéraires ou des adaptations ? Que ce soit par le biais des humanités environnementales, énergétiques, publiques ou médicales, ou encore à travers les théories critiques de la race, les études décoloniales, les études sur la migration et les réfugié.e.s ou les études du genre, voire depuis des approches critiques différentes, de quelle façon est-ce que les jeunes chercheur.e.s contribuent-ils/elles aux recherches les plus actuelles ? Pour quelles raisons étudier aujourd’hui l’histoire de la littérature ou la réception et les contextes historiques de la production culturelle ?

Une fois de plus, nous nous tournons vers des personnes qui sont (relativement) nouvelles dans la discipline afin de faire une place à de nouveaux travaux de recherche en littérature canadienne. Ce numéro contribuera de cette manière à mettre en lumière les travaux des chercheur.e.s émergent.e.s et à offrir une vitrine aux nouvelles avenues de recherche. Nous invitons les étudiant.e.s aux cycles supérieurs, les chercheur.e.s postdoctoraux et celles et ceux qui se considèrent comme chercheur.e.s émergent.e.s (sans limite d’années d’expérience pour cette catégorie) à soumettre des propositions en français ou en anglais sur tous les sujets.

Nous sommes, dès MAINTENANT, à la recherche de soumissions pour ce numéro, alors n’hésitez pas à partager le mot !

Photo par Alex Radelich sur Unsplash

Tous les textes soumis à Canadian Literature doivent être inédits et donc ne pas avoir fait l’objet d’une publication antérieure. Les textes doivent se conformer au protocole éditorial du MLA (MLA Handbook, 8th éd.). Les articles devront comprendre entre 6500-7000 mots incluant les notes de fin et la bibliographie.

Les articles devront être téléchargés sur le portail OJS au plus tard le 31 janvier 2020. Le protocole de soumission est disponible ici : canlit.ca/submissions.

Enfin, toutes les questions à propos de ce numéro spécial peuvent être envoyées directement à canlit.editor@ubc.ca ou à can.lit@ubc.ca.


Un poste de professeur.e en littérature canadienne à UBC : une nouvelle aventure pour Canadian Literature

November 21, 2019

En 2019, la revue Canadian Literature a célébré son 60e anniversaire… et le Département de langue et de littératures anglaises (Department of English Language and Literatures) a récemment annoncé un nouveau poste de professeur.e agrégé.e/titulaire en littérature canadienne. Mais quel lien entre les deux?

Depuis son inauguration, Canadian Literature a toujours eu pour domicile administratif la Faculté des Arts et, à sa barre, un ou une rédacteur.trice en chef dont le département d’affiliation principal était celui d’études anglaises. Comme le mandat de notre redoutable rédactrice en chef actuelle, Laura Moss, arrive à sa fin, ce n’est pas une mince affaire de trouver la personne qui prendra la relève! De plus, au cours des prochaines années, la revue devra adopter quelques changements pour mieux refléter notre société contemporaine, où le libre accès à l’information est de plus en plus de mise. Ainsi, entre autres, Canadian Literature devra adopter un format en libre accès afin de se conformer aux règlements de financement du CRSH au cours des 3 prochaines années. Outre les tâches éditoriales habituelles — et n’oublions pas tout le travail qui se passe dans les coulisses — le nouveau ou la nouvelle rédacteur.trice en chef devra diriger la revue tout au long de cette transition, et collaborer avec le reste de l’équipe éditoriale afin d’explorer les nouvelles opportunités de diffusion qui s’offrent à nous. Pour reprendre les mots de Bilbo Baggins, « nous partons à l’aventure! »

Restez donc à l’affût, en visitant notre site web, des développements à venir… et, en attendant, pourquoi ne pas contribuer à notre prochain numéro spécial « Emerging Scholars, Redux » ? Les choses ne changent bien évidemment pas seulement à Canadian Literature… nous assistons actuellement à de grands bouleversements, à l’échelle mondiale, qui affectent notre société, nos idéologies, nos vies. Comment les concilier avec les littératures et les arts? Comment nos recherches contribuent-elles à envisager, à créer un meilleur futur, une société plus juste?

—Sarah Henzi, rédactrice adjointe


Appel à contributions francophones

November 29, 2018

Chères lectrices, chers lecteurs de la revue Canadian Literature,

Vous le savez déjà, la revue Canadian Literature est une revue trimestrielle avec comité de lecture qui publie des articles en anglais et en français sur les littératures canadiennes. Depuis presque 60 ans, la reconnaissance de Canadian Literature n’a cessé de croître et lui vaut aujourd’hui de figurer au premier rang des publications dans sa discipline. Son engagement à l’égard des lettres se traduit par la publication de comptes rendus d’ouvrages critiques et d’œuvres de création, de poèmes, d’essais, de textes d’archives et d’entrevues d’auteurs. Récemment, nous avons reçu beaucoup plus de soumissions en anglais qu’en français, et je me permets ce petit mot pour souligner notre enthousiasme à recevoir des contributions écrites en français. Nous recherchons aussi des personnes intéressées à écrire des comptes rendus, car nous avons une belle bibliothèque de livres qui n’attendent que d’être recensés — ceux-ci incluent des romans, de la poésie, du théâtre, mais aussi des essais politiques, historiques, et même des livres pour enfants! Bien sûr, si vous avez en tête des titres que vous aimeriez suggérer, en littérature canadienne, québécoise, autochtone, acadienne, etc., nous accueillons avec grand plaisir de telles suggestions. Enfin, les fêtes approchent, quel plus beau cadeau qu’un abonnement à Canadian Literature? Ceux et celles qui aiment la littérature en seront ravis.

De la part de nous tous, ici, à Canadian Literature, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes et au plaisir de vous lire en 2019, l’année de notre 60è anniversaire!

—Sarah Henzi, rédactrice adjointe


« Refaire surface » : Une conférence dévouée aux écrivaines canadiennes des années 1970 au Nouveau-Brunswick

April 12, 2018

Sheila Butler
Three Swimmers
Sketching and linocut on paper
Collection of the Owens Art Gallery, Mount Allison University

Du 26 au 28 avril prochain, se déroulera, à l’Université Mount Allison à Sackville et à l’Université de Moncton, une conférence intitulée « Refaire surface : écrivaines canadiennes des années 1970 ». Tel qu’indiqué par le comité organisateur, « ce colloque découle de l’idée selon laquelle les auteures canadiennes – anglophones et francophones – de la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980 sont en voie d’être redécouvertes ou recontextualisées par la critique littéraire universitaire. Cette période a été fondamentale pour le mouvement féministe ainsi que pour le paysage littéraire à travers le Canada. » De fait, au programme, des communications qui se penchent sur les écrits de femmes canadiennes, québécoises, autochtones, migrantes, anglophones et francophones (entre autres) dévoilent la richesse intellectuelle émanant de ces décennies et, surtout, de l’intérêt de la part des chercheur.e.s contemporain.e.s de revisiter, récupérer, et réactualiser certaines de ces approches critiques. Outre les communications, la conférence accueillera, dans le cadre de tables rondes plénières, des invitées de renommée, dont Marie Carrière, Louise Forsyth, Kathy Garay, Carole Gerson, Sherrill Grace, Karen Gould, Mary Jean Green, Linda Hutcheon, Smaro Kamboureli, Jane Koustas, Lucie Lequin, Jane Moss, Arun Mukherjee, Joseph Pivato, Lori Saint-Martin, Patricia Smart, Conny Steenman Marcusse, Aritha Van Herk. En passant par le théâtre des femmes, la censure d’écrits polémiques, les rencontres du Grand Roman de 1978 ou de Writing Thru Race en 1990, aux presses comme Anansi ou Theytus, et aux droits politiques liées à la publication et à l’édition, le programme promet un large éventail de réflexions autour des institutions, des approches intersectionnelles et de la revitalisation d’œuvres parfois délaissées, et comment celles-ci influencent et informent les processus de recherche, d’écriture et de création de la génération d’aujourd’hui.

Pour tout complément d’information, voir : https://www.mta.ca/resurfacing2018/